L’IUT Gratte-Ciel de Villeurbanne (69) a lancé un vaste programme de rénovation de son campus sur dix ans. Le bâtiment C est le premier à être entièrement transformé, et sa façade recouverte de panneaux bleus ne passe pas inaperçue. Maîtrise d’ouvrage et architecte ont osé la couleur, tout en réinterprétant l’existant à l’aide d’un procédé de façade en ossature bois hors site qui autorise une mise en œuvre rapide, limite les perturbations sur le campus et réduit l’empreinte carbone.

La commande et le contexte
Au cœur de Villeurbanne, l’IUT Gratte-Ciel fait partie du paysage depuis près de soixante ans. Des générations d’étudiants s’y sont formées aux métiers de l’industrie et de la chimie. Toutefois, les bâtiments, érigés dans les années 1970, accusaient le poids du temps. Malgré une architecture d’origine qualitative, fondée sur la préfabrication béton, ils avaient atteint leurs limites : isolation défaillante, façades ternies et consommation énergétique excessive.

Face à ce constat, l’Université Claude Bernard Lyon 1, maître d’ouvrage du site, a engagé un vaste programme de rénovation s’inscrivant sur dix ans. L’objectif est double : réduire de 40 % la consommation d’énergie, atteindre le niveau BBC Effinergie Rénovation et répondre aux exigences du dispositif Éco-Énergie Tertiaire à l’horizon 2040.
Situé au centre de la cour d’honneur, le bâtiment C est le premier à être rénové. Le plus visible du campus, il joue un rôle de démonstrateur de cette transformation. Il bénéficie d’une isolation thermique par l’extérieur, de nouvelles menuiseries et d’une façade en ossature bois associée à un isolant biosourcé. Chaque phase du chantier est pensée afin de ne pas perturber la vie du campus et de préserver l’esprit du bâti d’origine. Ce premier volet donne un avant-goût de la direction que prendra la rénovation des cinq autres bâtiments : une modernisation profonde, fondée sur des solutions bas carbone, performante sur le plan des consommations énergétiques et respectueuse du patrimoine existant…(Suite de l’article dans le magazine N°30)














