Avec sa forte densité d’habitants, ses besoins en logement et ses problématiques de transport, l’Île-de-France a beaucoup de pain sur la planche. Grâce à des acteurs de l’aménagement désormais mobilisés, la région se positionne aujourd’hui en leader de la transition hors site, un mode constructif largement plébiscité. Tout l’enjeu consiste désormais à transformer l’essai.

À Paris, petite et grande couronne incluses, les projets hors site se multiplient, les acteurs se rencontrent et les habitudes changent. Pour preuve, des ateliers se structurent et, même si les filières se cherchent encore, des partenariats se nouent. Le discours aussi a évolué : on ne parle plus de préfabrication, mais de process, d’industrie, de répétabilité, de maîtrise des risques et de continuité entre conception, fabrication et chantier.
Poussé par quelques grands maîtres d’ouvrage publics et par des promoteurs plus visionnaires, le hors site s’installe dans le paysage : d’abord comme une réponse aux délais, ensuite comme une manière de sécuriser la qualité et, désormais, comme un levier concret pour tenir les trajectoires carbone.
Les observatoires et baromètres le confirment : la filière hors site progresse, mais pas encore à l’échelle industrielle que l’on pourrait espérer. Dans une note conjoncturelle publiée en 2024, l’Acim estimait que la part du hors site dans l’activité globale du bâtiment en France restait autour de 1 % du chiffre d’affaires, soit 1,19 milliard d’euros en 2023 (+4 % vs 2022).
Cette progression modérée masque toutefois des dynamiques de fond : valorisation accrue des unités d’industrialisation, montée en compétence des acteurs, émergence de solutions modulaires plus complexes et, surtout, une demande explicite de la part des maîtres d’ouvrage pour des démarches hors site et de conception intégrée… (Suite de l’article dans le magazine N°31)














