MDI sous le feu des projecteurs

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Entretien avec Richard Malié, Président de MDI Construction

Virginie Speight. Vous avez fondé votre société en 1997, quel fût son point de départ ?

Richard Malié. L’idée était de diffuser le concept des maisons modulaires Malié, initié par mon père Louis Malié en 1981. Il s’agissait alors de réaliser des mobile-homes en béton, solides et bien isolés, le marché du loisir étant grandissant. Le succès s’avéra immédiat. C’est donc en 1994 que nous avons fondé, ma sœur Myriam et moi, la société que l’on connaît aujourd’hui. Une usine dédiée à la production de maisons nous à ouvert plusieurs types de marchés sur lesquels nous sommes présents aujourd’hui.

En quoi se distingue votre société ?

 R.M. Nous œuvrons à la construction de tout type de bâtiment, en ossature Béton le plus souvent. L’ossature Bois et Métal commencent à être utilisés pour des raisons techniques lorsque l’ossature Béton est trop lourde et nécessite des engins de levage trop coûteux.

Quel est le cœur de votre métier ?

R.M. Nous nous concentrons sur les maisons d’habitat principal, locatif ; les infrastructures de loisirs toutes surfaces. Sans oublier les extensions, les garages, les locaux professionnels, les salles de classe et les vestiaires.

Ceci est donc rendu possible par une production en usine ?

R.M. Le process Malié repose sur la construction de modules 3D en partant de quatre murs Béton préfabriqués à plat et ensuite assemblés aux quatre angles afin d’obtenir un module indéformable et surtout transportable. Notre usine repose sur un concept de ligne de production linéaire. 6 000 m² couverts nous permettent de mener à bien toutes les phases de construction à l’abri des intempéries.

Quelles sont les différentes étapes de fabrication ?

R.M. Le parcours est le suivant : bureau d’études – réalisation du dossier de permis de construire – Préfabrication béton -assemblage du module 3D – charpente couverture – pose menuiseries extérieures – isolation sol chape carrelage – doublages murs isolation – électricité plomberie – revêtements extérieurs crépis – finitions intérieures pose cuisine placards peintures – levage mise sur plateaux semi-remorques. Le tout en usine.

Et sur le site ?

R.M. Sur le site, nous couvrons aussi un large spectre : terrassements, fondations, préparation pour l’arrivée des modules. Nous mettons en place les différents modules le plus souvent avec nos matériels spécifiques. Il s’agit entre autres des trax chenille et vérins de levage, des finitions intérieures et extérieures, des branchements aux divers réseaux…

Comment vous positionnez-vous sur le marché français ?

R.M. Nous nous positionnons sur un marché moyen haut de gamme avec une clientèle à 80 % de particulier et 20 % de professionnel et institutionnel.

Quelle est votre approche du hors-site ?

R.M. La construction Hors Site existe depuis très longtemps. Seulement aujourd’hui nous avons atteint un point de non retour car le manque de main-d’œuvre est bien réel. De plus, la seule solution pour construire vite et maîtriser les coûts passe obligatoirement par la construction Hors site et l’utilisation de sous-ensembles qui eux aussi sont réalisés en méthode préfabriquée et hors site. Alors bien sûr que cela bouleverse complètement les méthodes et l’ordre des différentes phases de constructions et de financement des projets petits ou grands. En revanche, l’étude de la phase transport devient très importante en amont car elle peut déterminer la taille de chaque module. Les points positifs du travail en usine attirent une nouvelle main-d’œuvre consciente des meilleures conditions de travail proposées et une prise en compte de l’environnement. Il faut noter que nous traitons la plupart de nos déchets en interne.

À ce propos, avez-vous intégré une démarche que l’on peut qualifier d’écoresponsable ?

R.M. Il en va de soi que nous intégrons de plus en plus cette démarche écoresponsable. Autant sur la façon de fabriquer avec une intégration des divers restes de matériaux de construction mais aussi dans l’utilisation de matériels électriques en remplacement de matériels à moteur thermique sur site principalement.

En quoi peut-on qualifier vos constructions modulaires d’atypiques ?

R.M. Nos constructions peuvent paraître atypiques, car nous nous permettons de mélanger des matériaux traditionnels et des matériaux contemporains. Nous n’avons pas de catalogues standards. Le sur-mesure est notre force.