Dans les Pays de la Loire, le hors-site sort des démonstrateurs pour entrer dans une logique de filière. Porté par la pression sur le logement, l’attractivité du territoire et l’expérience industrielle de Saint-Nazaire, le modèle ligérien cherche à transformer l’essai. En clair : il s’agit de produire plus vite, mieux et à grande échelle, sans sacrifier la qualité architecturale.

Dans ce contexte, l’offre de logements peine à suivre. C’est le moins que l’on puisse dire. À l’horizon 2030, les besoins régionaux sont estimés entre 22 500 et 24 500 logements par an. Dans le même temps, la demande locative sociale reste élevée, avec 126 000 demandeurs actifs au 1er janvier 2025 et des attributions en recul.
Résultat : les agglomérations de Nantes et Saint-Nazaire se tournent vers la construction hors-site. Si cette dernière dépasse le stade des seules expérimentations, elle pourrait apporter une réponse très concrète au manque de logements, en accélérant les délais de construction tout en structurant une véritable filière régionale, s’inspirant notamment de l’expérience des Chantiers de l’Atlantique.
Puissance 4, l’expérience nazairienne
À Saint-Nazaire, cette tension prend une forme particulière. Le territoire cumule attractivité littorale, dynamique post-Covid vers l’Ouest, pression foncière et puissance industrielle. De grands donneurs d’ordre locaux recrutent. Derrière chaque emploi, il y a un besoin de logement, parfois temporaire, parfois familial, souvent difficile à satisfaire à proximité des sites industriels.
Le Programme Local de l’Habitat (PLH) de Saint-Nazaire Agglo fixe ainsi un objectif de 1 200 logements neufs par an, soit 7 200 logements sur la durée du PLH.
C’est dans ce contexte qu’est né Puissance 4, porté par Saint-Nazaire Agglo avec l’appui de la Banque des Territoires dans le cadre de France 2030.
« On s’est lancé dans cette aventure parce que nous sommes dans un secteur dynamique d’un point de vue économique. Les grandes entreprises ont des besoins de recrutement. Et derrière, ce sont…(Suite de l’article dans le magazine N°32)














