Pascal Chazal nous parle #16

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Le développement de la construction hors-site semble s’accélérer, poussé par les enjeux environnementaux, l’épidémie de Covid-19 et le manque de main-d’œuvre qualifiée, le recours à la préfabrication est de plus en plus plébiscité. Le monde politique joue un rôle essentiel, d’autres pays l’ont compris et favorisent largement la construction hors-site. Nos décideurs politiques doivent intégrer que la construction hors-site est une réponse formidable aux défis de la construction du XXIe siècle. On peut produire dans des usines, celles de l’automobile par exemple, des composants pour le bâtiment, conservant ainsi nos emplois alors même qu’ils sont menacés. La réindustrialisation de la France par le bâtiment est possible (voir article OPINION). Le discours de Jean Castex, donné lors du comité stratégique du Grand Paris nous donne de bonnes raisons d’être optimiste : « Faisons du Grand Paris un véritable projet industriel pour le secteur de la construction. Profitons de cette occasion si singulière pour développer, par exemple, la construction hors-site, ces procédés de préfabrication permettant de bâtir plus vite, de réduire les nuisances de chantier pour le voisinage et de faire émerger des industries françaises nouvelles, en capacité de créer des emplois et de recruter de la main-d’œuvre qualifiée ». Tout est dit ! Il ne faut pourtant pas sous-estimer l’importance du changement, celui-ci est technique, organisationnel, mais surtout culturel ! « Préfabriquer, ce n’est pas difficile, ce qui est difficile, c’est de mettre en place la culture et le management qui rend possible la préfabrication ! » Je vous présente, tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2022, que la santé soit avec vous, le bonheur et la réussite dans tous vos projets hors-site !