Salle de bains préfabriquée : une star qui gagne à être (re)connue

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En Europe, le marché de la salle de bains préfabriquée a dépassé le milliard d’euros* et devrait croître encore de 7,70 % d’ici 2030. En Angleterre, cette salle de bains tout-en-un est devenue un standard tel que les acteurs de l’Hexagone la convoitent. Car en France, le sanitaire hors-site a du mal à se faire une place au soleil…alors qu’il apporte une solution clés en main à de nombreux acteurs du bâtiment.

* Prefabricated Bathroom Pods

À peine 1 % des salles de bains installées dans l’Hexagone sont préfabriquées. Une ultra niche que se partagent trois acteurs français–Altor Industrie, passé dans le giron du suédois PartGroup en 2019, Baudet installé en Vendée, HVA Concept sous bannière Eiffage Construction Industries – et dans une moindre mesure, l’italien Eurocomponents. «Si nous réalisons un grand nombre d’hôtels de luxe en Suisse ou en Europe du Nord, la salle de bains préfabriquée reste encore confidentielle en France. C’est vraiment une solution qu’il faut faire connaître », plaide Marcello Fappani, export manager d’Eurocomponents. Depuis deux décennies, cet acteur outre-alpin qui vise plutôt le moyen et le haut de gamme plafonne à environ deux chantiers par an en France : des Ehpad, des casernes militaires ou encore des centres pénitentiaires. Pour autant, si la salle de bains préfabriquée peine à émerger, dans un secteur du bâtiment morose, la tendance s’inverse. «Nous avons de belles perspectives pour 2024 et une vision pour 2025», confie Laurent Roué.

 Le directeur général adjoint de la PME vendéenne Baudet aux 7000 salles de bains installées par an, et qui vient d’en livrer 400 pour le village olympique de Saint-Denis (93), avance confiant : « Ce marché va croître grâce à de nombreux vecteurs, dont le sujet environnemental particulièrement d’actualité et des annonces gouvernementales en faveur du hors site. » Et le dirigeant de faire référence à l’annonce de février dernier du premier ministre Gabriel Attal qui souhaite…  (Suite de l’article dans le magazine N°25)